Référent : Analyse « InvalidOperationException »

Support N1 — fondé sur l'analyse de l'historique Teams (134 occurrences, 44 signatures distinctes, 01/07/2025 – 30/06/2026)


1. Objectif

Ce document définit une procédure de premier niveau (N1) pour reconnaître, diagnostiquer et traiter les demandes clients faisant apparaître une erreur de type « InvalidOperationException », ainsi que les critères et le contenu attendu d'une escalade vers le support N2. Il s'appuie exclusivement sur l'historique réel des échanges Teams entre N1 et N2 déjà consolidé dans le classeur d'analyse (feuilles « Catalogue erreurs » et « Occurrences erreurs »), et non sur une documentation technique externe.


2. Comment reconnaître ce type d'erreur

Une InvalidOperationException remonte au N1 sous trois formes principales observées dans les échanges :

  • Popup applicatif visible par le client : « Erreur « InvalidOperationException » … »

  • Trace serveur transmise par le client ou visible en back-office : « Erreur serveur hébergement System.InvalidOperationException : <message> à … »

  • Erreur navigateur (JavaScript) dans la console ou un export : « InvalidOperationException : <message> at … »


3. Chiffres clés de la période analysée

Indicateur

Valeur

Occurrences InvalidOperationException

134

Signatures distinctes

44

Période couverte

01/07/2025 – 30/06/2026

Volume H2 2025

74 occurrences

Volume H1 2026

60 occurrences (-19 %)

Nouvelles signatures apparues en 2026

22 signatures (27 occurrences)

La baisse globale du volume masque un renouvellement des cas : une partie importante des signatures actives en 2026 n'existait pas en 2025. Un suivi mensuel des nouvelles signatures reste donc nécessaire même si le total baisse (cf. section 6).

Répartition par catégorie fonctionnelle (134 occurrences)

Catégorie

Occurrences

Télétransmission / SCOR

32

Agenda / rendez-vous / tournées

21

Facturation / FSE

20

Prescription / cotation / actes

17

BAL / RPPS / Sécurimail

17

Accès / profils / remplaçants

12

CPS / lecteurs / TLA

7

Installation / mise à jour

3

Serveur / technique

3

Patient / AMO / AMC / ADR

2

 

Remarque qualité de donnée : l'agence n'est renseignée de façon fiable que sur 22 des 134 occurrences (Antibes 15, ESDI 7) ; les 112 autres sont classées « à confirmer ». Un reporting par site nécessite de fiabiliser ce champ à la source.


4. Les 6 familles de cas et la procédure de traitement N1

Ces 6 familles couvrent 132 des 134 occurrences observées (les 2 restantes concernent une variante bruitée déjà comptée dans la famille A). Elles sont classées par volume décroissant.

Famille A — Donnée obligatoire manquante (28 occurrences, en forte baisse : -77 % entre H2 2025 et H1 2026)

Signature type : « La séquence ne contient aucun élément » (erreur technique .NET LINQ : le traitement cherchait un élément et n'en a trouvé aucun)

Domaine dominant : Agenda, rendez-vous ou tournée

Cause probable : Une donnée obligatoire attendue par le traitement est absente : cabinet actif, prescription, acte, support AMO/AMC, rendez-vous ou pièce jointe. Exemple réel : logiciel tentant de facturer un rendez-vous déjà facturé ou inexistant.

Action N1 : Identifier précisément, à partir de l'écran et de l'action en cours, quelle donnée est censée exister mais manque. La compléter puis retester. Si le poste client est allumé depuis plusieurs jours (cas réel : 17 jours), demander un redémarrage avant toute autre hypothèse — plusieurs cas ont été résolus uniquement par ce redémarrage.

Escalader vers N2 si : La donnée existe bien et l'erreur persiste après redémarrage / vidage du cache navigateur, ou si le cas se reproduit à l'identique sur plusieurs cabinets.


Famille B — Doublon d'un objet métier (36 occurrences, stable à en hausse selon le domaine)

Signature type : « La séquence contient plusieurs éléments », « La méthode SingleOrDefault ne peut retourner que 1 élément… » (le traitement attend un enregistrement unique et en trouve plusieurs)

Domaine dominant : Rejet / ARL / retour Noémie, et Lecture / reconnaissance CPS

Cause probable : Doublon d'un enregistrement que le système attend unique : patient, professionnel de santé ou remplaçant, mutuelle, BAL, lot ou pièce. Cas récurrent identifié : une même adresse mail utilisée pour deux situations de remplaçant dans deux cabinets différents.

Action N1 : Rechercher un doublon dans l'objet concerné par l'action en cours. Ne jamais supprimer une fiche « au hasard » pour tenter de débloquer la situation.

Escalader vers N2 si : Un doublon est identifié : la fusion ou le nettoyage en base est une opération N2 (souvent réalisée par requête). Pour les doublons de fiche professionnel de santé liés à l'ANS, le cas est connu et récurrent — le signaler comme tel dans le ticket.


Famille C — Règle de cotation incompatible avec la profession (MIE / MCI) (14 occurrences)

Signature type : « Les MIE ne sont pas autorisées pour les orthoptistes / masseurs-kinés », « Les MCI ne sont pas autorisées pour les orthophonistes »

Domaine dominant : Cotation, NGAP ou code acte

Cause probable : La majoration MIE ou MCI a été appliquée alors qu'elle n'est pas ouverte à la profession du praticien, souvent après un changement de profil de compte (ex. bascule orthophoniste vers orthoptiste).

Action N1 : Retirer la MIE/MCI de la cotation. Vérifier le profil profession réellement paramétré sur le compte, puis reprendre le paramétrage avec le bon profil avant de resaisir la prescription/facturation. Un rafraîchissement complet (Ctrl+F5) est parfois nécessaire après une correction de paramétrage.

Escalader vers N2 si : Le blocage persiste après retrait de la majoration et vérification du profil — un script de correction en base est généralement nécessaire.

Ressource existante : Page Confluence ALBUS « Message d'erreur parlant de MIE » (espace ALBUS, page 4856578049) — identifiée dans l'historique Teams, à rattacher officiellement à ce process.


Famille D — Pièce ou certificat SCOR (télétransmission) (21 occurrences)

Signature type : « Le fichier PDF importé est en version 1.3 et n'est pas valide pour SCOR » ; « Impossible de télécharger le certificat pour l'adresse (cn=xx.xx@xx.scor.rss.fr) »

Domaine dominant : Certificat ou création de lot SCOR

Cause probable — PDF : Le fichier joint (souvent une ordonnance scannée) n'est pas dans une version de PDF acceptée par SCOR (seules les versions 1.4 à 1.7 sont autorisées).

Cause probable — certificat : Le certificat de la caisse destinataire (identifiée par l'adresse cn=…) n'est pas téléchargeable — le plus souvent un incident ponctuel côté caisse ou réseau SCOR national, pas un bug applicatif.

Action N1 — PDF : Réenregistrer / reconvertir le PDF dans une version valide (1.4 à 1.7), ou à défaut remplacer la pièce par une capture d'écran au format JPEG.

Action N1 — certificat : Relever l'adresse exacte du certificat en échec (elle identifie la caisse concernée), vérifier qu'il ne s'agit pas d'un incident déjà connu sur cette caisse, puis relancer une seule fois la création du lot.

Escalader vers N2 si : Le PDF reconverti échoue toujours, ou le certificat reste injoignable après une nouvelle tentative — transmettre l'adresse cn= complète, elle est indispensable au diagnostic N2.

Ressource existante : Page Confluence ALBUS « Permettre l'envoi d'un lot SCOR… » (espace ALBUS, page 5548965915) — identifiée dans l'historique Teams, à rattacher officiellement à ce process.


Famille E — Anomalie technique de session ou d'application (18 occurrences, cas majoritairement uniques)

Signature type : « The operation cannot be completed because the DbContext has been disposed » ; « HttpContext.Current is null » ; « La pile de message d'attente waitPopupStackMessages / waitPopupStackOpeneds est vide » ; « La fenêtre n'est actuellement pas ouverte » ; « La clé existe déjà dans le dictionnaire »

Cause probable : État de session serveur ou navigateur corrompu, ou bug de synchronisation côté application (souvent en lien avec une session longue, un multi-onglet, ou un lecteur de carte CPS non à jour).

Action N1 : Lire le message complet — il contient presque toujours la piste utile. Tenter un rafraîchissement complet (Ctrl+F5), une reconnexion, ou un redémarrage du lecteur CPS si pertinent. Si l'application affiche un bloc de contexte serveur (Serveur Web / SQL, URL, Cabinet, Utilisateur, OS, Navigateur, derniers appels Ajax), le copier intégralement — c'est la donnée la plus utile pour le N2 et il ne faut pas la résumer.

Escalader vers N2 si : Dès l'échec du rafraîchissement / redémarrage. Cette famille regroupe majoritairement des cas que le N1 ne peut pas résoudre seul (bug applicatif ou correctif base nécessaire) : ne pas multiplier les tentatives, escalader rapidement avec le contexte complet.


Famille F — Incohérence ponctuelle de données de facturation ou comptables (13 occurrences)

Signature type : « La facture <N> est déséquilibrée » ; « Le compte n° <N> n'existe pas dans l'exercice suivant » ; « Les FSE/DRE de la facture doivent toutes être dans un état payé ou rejeté » ; « La propriété NgapQuantity doit être définie avec une valeur supérieure à 0… » ; « Le SupportAmc n'est pas présent sur la facture <N> »

Cause probable : Incohérence de données sur une facture, un acte ou un exercice comptable précis (quantité NGAP à zéro, support AMC absent, compte non recréé sur le nouvel exercice…).

Action N1 : Identifier la facture, le compte ou l'acte exact cité dans le message. Vérifier la donnée pointée (quantité, règlement, exercice comptable). Ne jamais corriger la comptabilité du client sans validation explicite.

Escalader vers N2 si : La donnée semble correcte côté utilisateur malgré le blocage — ce sont le plus souvent des bugs déjà confirmés côté développement (exemple réel suivi : Bug 68192 sur l'absence de SupportAmc à l'export comptable). Joindre le numéro de facture ou de compte exact.

Cas particulier à noter : 4 occurrences supplémentaires (hors comptage ci-dessus) concernent une « Erreur de sauvegarde du message » liée à un caractère spécial (emoji) dans l'objet d'un message BAL/Sécurimail — même famille de cause que les erreurs EncoderFallbackException. À orienter vers le même traitement que les problèmes d'encodage BAL.


5. Suivi et amélioration continue

  • Revoir mensuellement les nouvelles signatures (« apparues » sur le dernier semestre) pour détecter tôt une régression de version : 22 nouvelles signatures et 27 occurrences sont apparues sur le seul premier semestre 2026.

  • Fiabiliser le renseignement de l'agence sur les tickets N1 (112 occurrences sur 134 sont aujourd'hui « à confirmer ») afin de permettre un reporting fiable par site.

  • Rattacher officiellement au process les 2 pages Confluence déjà identifiées (MIE, lot SCOR) et créer une fiche courte par famille (A à F) pour que le N1 les retrouve directement depuis ce document.

  • Prioriser un contrôle applicatif préventif sur les familles A et B (données manquantes et doublons), qui représentent à elles seules 64 des 134 occurrences, soit 48 % du volume total.

  • Réévaluer ce process tous les trimestres à partir d'un nouvel export du classeur « Catalogue erreurs / Occurrences erreurs », en particulier pour ajuster les volumétries et repérer de nouvelles familles émergentes.